Il n'y a pas de service au numéro que vous avez composé.

Il n'y a pas de service au numéro que vous avez composé.
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# Posté le mercredi 01 juillet 2009 19:37
Modifié le mercredi 01 juillet 2009 20:38

Je crois qu'il profita, pour son évasion, d'une migration d'oiseaux sauvages. - A. de St-Exupéry

Je crois qu'il profita, pour son évasion, d'une migration d'oiseaux sauvages. - A. de St-Exupéry
La lune accrochée dans le ciel, si grosse et si brillante qu'on aurait pu croire qu'elle nous enviait d'être humains, parce que l'impression qu'elle donnait, c'était celle qu'elle tentait de descendre avec nous sur le plancher des vaches. Comme elle allait être triste, lorsque dans 4 heures, elle allait se noyer encore une fois dans l'immense océan, sans jamais avoir respiré les fleurs, effleuré le vent. Mais qui donc est assez coupable pour mériter cela? Qui, lorsque le monde fut créé, se fit désigner le rôle de tourner comme une louve autour de sa proie, sans jamais se faire accordé son droit? Qui donc mérita de se plaindre pour toujours, de naitre chaque fois, qu'à la fin du jour pour mourir sans une trace à l'orée du matin; et chasser la nuit, comme l'homme gagne le pain?

Je suis si triste pour elle, le soleil doit lui manquer, son amant interdit. Elle doit être si seule, la pauvre, et elle n'a pour copines que les lointaines étoiles, qui gloussent et disparaissent aussitôt qu'elle approche. Et puis il y a nous, qui la contemplons, mais qu'en sait-elle, que nous la trouvons jolie? Et que pourrait-on lui apporter, après tout, c'est tout de même la lune, reste qu'on ne peut pas la décrocher pour la lui donné comme on ferait entre nous, je ne crois pas qu'elle serait très flattée de se recevoir en cadeau.


Je crois que je vais lui envoyer une carte postale d'une journée de pluie, comme ça elle pensera qu'elle ne manque rien à ne vivre que la nuit...

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# Posté le dimanche 05 octobre 2008 18:44
Modifié le jeudi 02 juillet 2009 23:52

There is nothing like returning to a place that remains unchanged to find the ways in which you yourself have altered. - Nelson Mandela

There is nothing like returning to a place that remains unchanged to find the ways in which you yourself have altered. - Nelson Mandela


Oh it's such a perfect day
I'm glad I spent it with you
Oh such a perfect day
You just keep me hanging on












Ne pas savoir si on aime quelqu'un, est-ce au fond savoir qu'on ne l'aime pas?
# Posté le mardi 30 juin 2009 18:51

I think that I cried for days, but now that seems light years away - MoZella

I think that I cried for days, but now that seems light years away - MoZella

Ma vie est un désordre constant, un bordel, un désastre, une douce apocalypse.
Je ne tiens qu'à un fil, je ne réussis à faire tout ce que je fais dans la mesure où l'incroyable existe véritablement, je suis un phénomène de circonstances extravagantes, une totale improbabilité statistique.

Je n'aurais jamais du réussir à me rendre où je suis, pour l'effort que j'ai mis, pour les choses que j'ai faites, mais surtout pour toutes celles que j'ai omis de faire. Ma paresse m'empêche presque de mener une vie normale et pourtant, d'un point de vue extérieur, je pourrais très bien sembler être en parfait contrôle, en symbiose, en équilibre imperturbable avec le cosmos, qui a d'ailleurs fait de moi quelqu'un qui ne se mérite même pas.

Je suis une imperfectible imperfection, je suis un désastre hémorragique, une cause perdue.
Mon organisme se délétère tranquillement, je meurs chaque jours de ne pas être à la hauteur des attentes que l'on me pose. Et l'on m'en pose.

Je ne sais plus où j'en suis, dans la mesure où ce que je suis n'est pas une conséquences de choix mais une déchéance admirable du hasard, ma vie elle-même ne concorde pas; je suis un paradoxe inexplicable, ma raison me dicte une conduite que mes sens abandonne, et mon être tout entier est déchiré entre deux ces sphères essentielles qui entreprennent des chemins contraires.

Alors il faudra m'expliquer comment vivre avec ce phénomène, où mon âme est constituée de deux consciences qui se détestent.

Je suis un tissu de mensonges et de grandes espérances.

Everyones got a theory about the bitter ones,
Theyre saying:
Mamma never loved her much,
And daddy never keeps in touch,
Thats why she shies away from human affection.

But somewhere in a private place,
She packs her bags for outer space...



photo: mediocre-matt
chanson: To the moon and back - Savage Garden
# Posté le mardi 19 mai 2009 15:51
Modifié le mercredi 20 mai 2009 13:05

N'y a-t-il rien de plus dramatique qu'un bateau qui ne quitte jamais son port; sinon celui qui part pour ne jamais revenir.

N'y a-t-il rien de plus dramatique qu'un bateau qui ne quitte jamais son port; sinon celui qui part pour ne jamais revenir.
Je crois qu'il faut avoir aimé, aimé jusqu'à en perdre la tête, jusqu'à défier toutes les rationalités possibles, aimé jusqu'à mourir de peur, de faim. Aimé jusqu'à ne plus voir devant soi et chercher dans le noir un phare trop lointain.

Aimé par dessus les tempêtes et les intempéries, aimé au travers des brumes et des raz de marées, en survivant toujours, comme d'illustres naufragés qui ont traversé la mer pour revenir en vie.

Aimé parce que c'est tout ce qu'il restait à faire et tout ce qu'il fallait accomplir, parce que sans amour tout était perdu et nous aurions coulé à pic avec le navire.

Il faut avoir aimé plus qu'on ne peut le concevoir, aimé plus qu'on ne pouvait le faire. Malgré les nombreux boulets des voiles noires envoyés injustement pour nous contraindre à la colère.

Aimé la nuit, le jour, le matin, le soir,
l'été, l'hiver, les jours de pluie et de beau temps.
Aimé dans la fatigue et dans le désespoir, aimé... jusqu'à l'effondrement.

Je crois qu'il faut avoir aimé jusqu'à haïr l'amour pour comprendre ce que c'est que de se détester soi-même, d'avoir tant aimé et d'avoir décidé de ne rien faire le jour où cet amour a sauté par dessus bord.

Et si je parle d'amour comme je ne réussis pas à le faire autrement, c'est parce qu'à quelque part, endormi, il est encore vivant; comme un bateau fantôme qui ère tranquille sur les flots égarés d'une mer plus clémente.



"Do you want to see
The place where I was free?
Cause in my mind I've been there
And there's no one here but me
"

photo: touched by zoemon

titre et texte: A.G.
# Posté le dimanche 26 avril 2009 23:35
Modifié le lundi 11 mai 2009 23:22