Je ne tiens qu'à un fil, je ne réussis à faire tout ce que je fais dans la mesure où l'incroyable existe véritablement, je suis un phénomène de circonstances extravagantes, une totale improbabilité statistique.
Je n'aurais jamais du réussir à me rendre où je suis, pour l'effort que j'ai mis, pour les choses que j'ai faites, mais surtout pour toutes celles que j'ai omis de faire. Ma paresse m'empêche presque de mener une vie normale et pourtant, d'un point de vue extérieur, je pourrais très bien sembler être en parfait contrôle, en symbiose, en équilibre imperturbable avec le cosmos, qui a d'ailleurs fait de moi quelqu'un qui ne se mérite même pas.
Je suis une imperfectible imperfection, je suis un désastre hémorragique, une cause perdue.
Mon organisme se délétère tranquillement, je meurs chaque jours de ne pas être à la hauteur des attentes que l'on me pose. Et l'on m'en pose.
Je ne sais plus où j'en suis, dans la mesure où ce que je suis n'est pas une conséquences de choix mais une déchéance admirable du hasard, ma vie elle-même ne concorde pas; je suis un paradoxe inexplicable, ma raison me dicte une conduite que mes sens abandonne, et mon être tout entier est déchiré entre deux ces sphères essentielles qui entreprennent des chemins contraires.
Alors il faudra m'expliquer comment vivre avec ce phénomène, où mon âme est constituée de deux consciences qui se détestent.
Je suis un tissu de mensonges et de grandes espérances.
Theyre saying:
Mamma never loved her much,
And daddy never keeps in touch,
Thats why she shies away from human affection.
But somewhere in a private place,
She packs her bags for outer space...
chanson: To the moon and back - Savage Garden