Il n'y a pas de service au numéro que vous avez composé.

Il n'y a pas de service au numéro que vous avez composé.

# Posté le mercredi 01 juillet 2009 19:37

Modifié le samedi 26 septembre 2009 22:46

Je crois qu'il profita, pour son évasion, d'une migration d'oiseaux sauvages. - A. de St-Exupéry

Je crois qu'il profita, pour son évasion, d'une migration d'oiseaux sauvages. - A. de St-Exupéry
La lune accrochée dans le ciel, si grosse et si brillante qu'on aurait pu croire qu'elle nous enviait d'être humains, parce que l'impression qu'elle donnait, c'était celle qu'elle tentait de descendre avec nous sur le plancher des vaches. Comme elle allait être triste, lorsque dans 4 heures, elle allait se noyer encore une fois dans l'immense océan, sans jamais avoir respiré les fleurs, effleuré le vent. Mais qui donc est assez coupable pour mériter cela? Qui, lorsque le monde fut créé, se fit désigner le rôle de tourner comme une louve autour de sa proie, sans jamais se faire accordé son droit? Qui donc mérita de se plaindre pour toujours, de naitre chaque fois, qu'à la fin du jour pour mourir sans une trace à l'orée du matin; et chasser la nuit, comme l'homme gagne le pain?

Je suis si triste pour elle, le soleil doit lui manquer, son amant interdit. Elle doit être si seule, la pauvre, et elle n'a pour copines que les lointaines étoiles, qui gloussent et disparaissent aussitôt qu'elle approche. Et puis il y a nous, qui la contemplons, mais qu'en sait-elle, que nous la trouvons jolie? Et que pourrait-on lui apporter, après tout, c'est tout de même la lune, reste qu'on ne peut pas la décrocher pour la lui donné comme on ferait entre nous, je ne crois pas qu'elle serait très flattée de se recevoir en cadeau.


Je crois que je vais lui envoyer une carte postale d'une journée de pluie, comme ça elle pensera qu'elle ne manque rien à ne vivre que la nuit...

# Posté le dimanche 05 octobre 2008 18:44

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 23:52

Another night, another dream, but always you..

Another night, another dream, but always you..


Je n'ai pas changé, depuis la dernière rencontre, notre dernier souper.
Mangions-nous?

Tu sais, ce que l'on s'est dit, à propos du passé qu'on avait eu ensemble, de l'avenir qui n'aura pas cette chance.
Ce que l'on s'est dit, à propos du présent, du temps de demain, cette conversation sans saveur qui n'était qu'une parjure, une efficace broderie pour masquer la vérité.

Tous ces mots que je t'ai dit et qui en cachaient d'autres, toutes ces phrases que tu aurais du lire de travers, ces lignes que tu n'as pas su creuser.

Mais ça ne fait rien, je n'ai pas envie d'en parler et c'est précisément pourquoi j'aurais voulu que tu le fasses, ou qu'au moins tu comprennes. Mais tu ne l'as pas fait et j'y ai survécu, après tout ce temps, on oublie parfois, on devient plus fort, on renait, aussi.

Malgré tout, une partie de moi soupçonne que tu aies vu clair, que tu aies compris, mes demi-mots, mes moues criardes, qu'en grand analyste que tu es, tu as tout saisi et ce n'est qu'un beau jour, dans une épicerie, où nous nous recroiserons, que tu me sortiras mon message caché, ton attente interminable et ton souhait de mêler ta destinée à la mienne.

Mais je soupçonne souvent des innocents.
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# Posté le mercredi 01 juillet 2009 00:39

Modifié le samedi 26 septembre 2009 22:45

There is nothing like returning to a place that remains unchanged to find the ways in which you yourself have altered. - Nelson Mandela

There is nothing like returning to a place that remains unchanged to find the ways in which you yourself have altered. - Nelson Mandela
Oh it's such a perfect day
I'm glad I spent it with you
Oh such a perfect day
You just keep me hanging on












Ne pas savoir si on aime quelqu'un, est-ce au fond savoir qu'on ne l'aime pas?

# Posté le mardi 30 juin 2009 18:51

Modifié le samedi 26 septembre 2009 22:42

I think that I cried for days, but now that seems light years away - MoZella

I think that I cried for days, but now that seems light years away - MoZella

Ma vie est un désordre constant, un bordel, un désastre, une douce apocalypse.
Je ne tiens qu'à un fil, je ne réussis à faire tout ce que je fais dans la mesure où l'incroyable existe véritablement, je suis un phénomène de circonstances extravagantes, une totale improbabilité statistique.

Je n'aurais jamais du réussir à me rendre où je suis, pour l'effort que j'ai mis, pour les choses que j'ai faites, mais surtout pour toutes celles que j'ai omis de faire. Ma paresse m'empêche presque de mener une vie normale et pourtant, d'un point de vue extérieur, je pourrais très bien sembler être en parfait contrôle, en symbiose, en équilibre imperturbable avec le cosmos, qui a d'ailleurs fait de moi quelqu'un qui ne se mérite même pas.

Je suis une imperfectible imperfection, je suis un désastre hémorragique, une cause perdue.
Mon organisme se délétère tranquillement, je meurs chaque jours de ne pas être à la hauteur des attentes que l'on me pose. Et l'on m'en pose.

Je ne sais plus où j'en suis, dans la mesure où ce que je suis n'est pas une conséquences de choix mais une déchéance admirable du hasard, ma vie elle-même ne concorde pas; je suis un paradoxe inexplicable, ma raison me dicte une conduite que mes sens abandonne, et mon être tout entier est déchiré entre deux ces sphères essentielles qui entreprennent des chemins contraires.

Alors il faudra m'expliquer comment vivre avec ce phénomène, où mon âme est constituée de deux consciences qui se détestent.

Je suis un tissu de mensonges et de grandes espérances.

Everyones got a theory about the bitter ones,
Theyre saying:
Mamma never loved her much,
And daddy never keeps in touch,
Thats why she shies away from human affection.

But somewhere in a private place,
She packs her bags for outer space...



photo: mediocre-matt
chanson: To the moon and back - Savage Garden

# Posté le mardi 19 mai 2009 15:51

Modifié le mercredi 20 mai 2009 13:05