TTL e t t r eTT à
TTTTTTTTTTunTT F a n t ô m e J'aurais quand même aimé te dire aurevoir, tu sais, ce fameux aurevoir à l'hollywoodienne, avec les larmes, les mouchoirs, les foules perplexes. Par la fenêtre du train à vapeur je t'aurais peut-être, qui sait, lancé des regards d'éternité ou des cris de douleur, un signe de la main qui t'aurais fait sourire amèrement. Je t'aurais peut-être, par la fenêtre, fait sourire pour la toute dernière des si nombreuses fois. Juste avant de te ranger bien à ta place, dans ma mémoire.
Mais cet aurevoir, qui n'a pas été aussi grandiose car je ne l'ai tout simplement pas eu, m'aurais surtout donné le courage et la force dont j'avais besoin pour continuer ma vie, car depuis le temps, je n'ai pas réussi, non, j'y suis toujours, emprisonné dans ce moment où je ne t'ai rien dit et que tu es parti. Où nous nous sommes écartés volontairement, pour ne plus, jamais, nous revoir. Et par manque de bravoure, je ne sais pas, je n'ai jamais su te le dire non plus, Dieu sait que j'ai toujours manqué d'humilité. J'ai l'impression que ton absence n'y est pour rien, c'est simplement la transition manquée qui m'a paralysée. Et depuis le temps, je me dis que; certes, sans toi, j'aurais eu une plus belle vie, mais sans toi, je ne l'aurais pas autant appréciée.
Alors je ne m'ennuie pas, non,
Mais j'ai encore l'impression qu'à chaque jour, c'est toi que je revois par le rétroviseur de la voiture alors que, la tête vide et le coeur dans les pieds, je me dis que j'ai oublié... quelque chose.
Et ce soir, égaré dans mes souvenirs,
Je voudrais revenir en arrière et te dire aurevoir pour une fois, la dernière.
Mais je n'aurais jamais cette chance, je le sais.
©Alexandre Gauvreau / Photo: remember_spring_by_cloud_roomCause the chains
Which once held us,
Are only the chains
Which we've made.
Jewel